Preview Bully: Scholarship Edition
Le mercredi 27 février dernier, Take 2 et Rockstar nous ont invités dans leurs locaux pour nous présenter la version Wii de Bully, connu en Europe sous le nom de Canis Canem Edit, du moins pour la version PlayStation 2. Notons d’ailleurs que cet opus destiné à la console de salon de Nintendo est un portage agrémenté de quelques ajouts non négligeables et qu’il garde le nom original qui avait été adopté pour les versions américaines et japonaises.
Discipline, assiduité et coups bas
Après une petite cinématique d’introduction qui pose les bases du scénario, nous prenons le contrôle de James Hopkins, un jeune voyou qui est placé dans une école censée l’éduquer et lui montrer le droit chemin. C’est du moins ce que lui fera comprendre le Proviseur avec beaucoup d’humour (ironie notamment). Le joueur ne peut se retenir, les zygomatiques se mettent au travail et les rires se font entendre. C’est d’ailleurs l’un des points fort de cette nouvelle licence. Tout au long de l’aventure, notre héros est confronté à de nombreuses situations scabreuses qui font parfois sourire et bien souvent rire. Pour éviter d’enlever l’effet de surprise à tous ceux qui n’ont pas essayé la version PlayStation 2, nous éviterons de nous attarder sur le contexte. Sachez simplement que même si de prime abord le soft semble aborder des thèmes avec légèreté plutôt destiné aux adolescents, il faut tout de même un minimum de maturité pour comprendre le sens réel de toutes les répliques.
Les fans de GTA remarqueront que c’est bel et bien Rockstar qui est à l’origine de ce titre qui n’est autre d’ailleurs qu’un GTA-like. Toutefois, si la patte des développeurs se fait sentir de part la liberté d’action, les différentes « armes » disponibles (entendez par là battes de baseball, poil à gratter, lance-patates, etc.) et les nombreuses missions qui promettent des dizaines d’heures de jeu, il ne faut pas oublier que le soft met avant tout en avant des adolescents qui évoluent dans un univers scolaire. Ici, il n’y a ni mort, ni sang, ce qui n’empêche pas quelques bonnes bagarres, la possibilité de draguer et de sortir avec des filles ou encore celle d’échapper à la surveillance de la police qui sévit dans la ville (la carte ne se limite pas qu’au campus) ou des pions qui eux parcourent les couloirs de l’école. En plus, on a la possibilité de se déplacer à pieds, en skate ou encore en vélo. Toutefois, si l’heure du couvre-feu est passée ou si l’on désire faire un coup en douce sans se faire repérer, il sera nécessaire d’avancer sur la pointe des pieds en n’hésitant pas à se cacher dans une poubelle ou un casier si une menace se fait sentir.
Des cours à ne pas sécher
Malgré tout il ne sera pas rare de se faire tirer les oreilles, reste alors un moyen efficace pour s’échapper de la prise de son adversaire : secouer frénétiquement la wiimote pour lui donner un coup aux parties intimes ou encore lui écraser le pied. Les interactions sont assez diverses, les coups sont efficaces et, en cours de lutte, on peut même apprendre quelques nouveaux coups ravageurs. Ceux-ci permettent d’affaiblir une brute épaisse lors d’une bagarre avant de l’humilier devant tous ses amis grâce à une sorte de coup spécial qui mettra alors fin au combat. GTA-like oblige, quoiqu’il arrive il faudra savoir se faire respecter ! Notons d’ailleurs que les missions donnent la possibilité de remporter quelques dollars (argent de poche) mais aussi d’augmenter ou diminuer sa cote par rapport à des groupes d’individus aux noms qui font très clichés : les fayots ou les sportifs pour ne citer qu’eux. C’est agréable à jouer, assez complet et même s’il n’y a aucune tuerie, c’est vraiment fun, surtout que parmi les nouveautés figure un mode multijoueur en local appréciable.
Dans l’aventure principale en solitaire, on vit une année complète à la Bullworth Academy, par conséquent, on peut profiter de son temps libre pour faire ce que l’on souhaite mais il est aussi demandé d’assister aux cours. Ceux-ci se présentent sous la forme de mini-jeux des plus sympathiques qui sont toujours en rapport avec une matière (biologie, chimie, mathématiques, anglais, etc.). Quasiment tous ces cours sont jouables à plusieurs et promettent quelques bonnes soirées entre amis. D’ailleurs des jeux, comme la dissection pour le cours de biologie, sont vraiment intéressants et se révèlent bien précis, surtout si les joueurs ont déjà manipulé le scalpel dans Trauma Center. La manette répond vraiment bien et on ne tarde pas à s’amuser, et ce même en cours de mathématiques ! Comme quoi, le contrôleur de la Nintendo Wii sert vraiment ce mode multijoueur en lui apportant suffisamment de précision et de liberté de mouvements pour satisfaire les petits comme les grands.
Même si Bully est un portage de la version PS2, les développeurs ont essayé de faire un effort pour donner un rendu plus fin. Résultat, on a le droit à quelques effets visuels sympathiques qui n’empêchent pas de remarquer quelques défauts, et ce dès les premières secondes avec une cinématique d’introduction qui laisse sérieusement à désirer, du moins graphiquement parlant. Dommage que les cut-scenes n’aient pas été plus travaillées puisque, dans les phases de jeu, le titre s’en sort plutôt bien. En effet, la version Wii profite d’un cachet qui fait légèrement plus cartoon et qui permet d’avoir des modélisations relativement fines et convaincantes. Néanmoins, certains bugs étaient à déplorer (notamment au niveau des collisions) mais on nous a assuré que ces quelques détails gênants ne provenaient que de la version preview qui commençait un peu à dater. Ainsi ceux-ci ne devraient pas apparaître dans la version finale pour au moins offrir un jeu bénéficiant d’une réalisation propre. C’est tout le mal que nous lui souhaitons.