Test Boulder Dash Rocks !
Nintendo a réussi à faire de la DS une console riche en titres éclectiques poussant parfois un développeur nostalgique à ressortir un vieux hit de ses cartons. C’est le cas aujourd’hui avec Boulder Dash Rocks !. Ce jeu est sorti pour la première fois sur bornes d’arcade en 1984 et il fut très souvent copié. Vingt-trois ans plus tard, il revient dans une version miniaturisée que les fans espèrent aussi bonne, si ce n’est meilleure, que l’originale.
Rockford, un Roméo des temps modernes
Autant ne pas vous faire languir davantage : le scénario est resté bloqué dans les années 80 et ce n’est sûrement pas pour celui-ci que vous y goûterez des heures durant. Rockford a décidé de conquérir le cœur de celle qu’il aime, une dénommée Crystal. Et pour cela une seule méthode, lui offrir le diamant le plus gros et le plus pur qui existe. Malheureusement un certain Tentacle a également des vues sur la demoiselle. Nos deux protagonistes partent donc en quête des pierres précieuses afin de faire pencher le cœur de Crystal, celle-ci étant incapable de faire le bon choix sans quelques cailloux brillants… Vénale, elle ? Pas le moins du monde…
Un gameplay simple mais efficace
Dans Boulder Dash Rocks ! vous dirigez le héros dans des labyrinthes en 2D en cherchant bien entendu à atteindre la sortie ; celle-ci n’apparaissant qu’une fois un certain quota de diamants atteint. Bien évidemment dis comme cela le challenge apparaît peu relevé, mais il faudra composer avec de nombreux monstres aux caractéristiques différentes et des pierres soumises à la loi de la gravitation. En clair, si vous enlevez la terre ou les poussez dans le vide elles écraseront tout ce qui se trouve en dessous y compris Rockford. Mais ce dernier n’est pas sans ressource puisqu’il a profité des vingt dernières années pour s’équiper avec du matériel High-tech : explosifs, pistolet acceptant des munitions spéciales (magnétiques, à eau, laser).
Le level design n’est pas en reste et c’est toute votre concentration que le titre de 10tacle Studios va requérir tout au long des 130 niveaux du mode histoire. Il ne sera pas rare de se retrouver pris au piège suite à un mouvement inconsidéré ou pas assez réfléchi, un amoncellement de pierres bloquant le passage vers les tant convoités diamants voire même bouchant l’accès à la sortie. Et comme si cela ne suffisait pas, les développeurs ont eu la bonne idée d’imposer une limite de temps variant de trente secondes à quatre minutes selon la complexité du niveau. Ce dernier paramètre permettant d’insuffler un certain rythme aux parties et un peu de stress quand le décompte des dernières secondes retenti.
Quant aux contrôles, 10tacle Studios a pris le parti d’utiliser la croix directionnelle et les boutons plutôt que le stylet. Le contrat est parfaitement rempli, le héros répondant au doigt et à l’œil alors qu’avec une utilisation du stylet certains passages auraient pu devenir un peu plus risqués, la précision de l’écran tactile restant un peu en retrait par rapport aux contrôles dits classiques.
Un enrobage très années 80
Ici, ni 3D, ni poudre aux yeux, les développeurs sont restés sur une 2D simple aux couleurs acidulées se mariant très bien avec l’esprit du jeu. Cela n’empêche pas le titre de se parer d’une once d’humour permettant de rester concentré à la résolution des niveaux tout en nous déridant de temps à autre. Tout est très effectif et la reconnaissance passe en premier lieu par l’aspect visuel. En effet au lieu d’avoir des icônes pour indiquer le type de munitions nous retrouvons plutôt un code de couleur bien plus pratique tout comme pour les différents types de rochers qui se voient attribuer des couleurs différentes en fonction de leurs caractéristiques. La lecture des niveaux en est grandement facilitée et profite au joueur. Afin de briser la monotonie, Rockford va parcourir tout au long du mode histoire des environnements différents et un petit temps d’adaptation est nécessaire afin de retrouver ses marques, mais rien de bien pénalisant.
Côté utilisation du double écran, l’action prend place uniquement sur celui du haut alors que sur l’autre nous retrouvons le nombre de diamants ramassés, la quantité qu’il faut en trouver pour ouvrir la sortie, le temps restant, le type de munitions. En somme rien de bien original mais une fois encore cela permet d’avoir une vision du niveau épurée de toutes données parasites. Côté bande son, les musiques collent bien au jeu avec un thème différent par environnement. Même si elles ne resteront pas dans les annales, elles restent suffisamment bien faites pour ne pas déranger le joueur. Idem pour les bruitages qui sont convenables sans être très recherchés.
Une cartouche bien remplie
Alors que les développeurs auraient pu en rester là avec un mode histoire déjà bien fourni, ils nous livrent trois autres modes de jeu ainsi que des bonus à débloquer à l’aide des diamants durement récoltés pendant le mode histoire. Le premier n’est autre que le « Time Trial » qui, comme son nom l’indique, a pour but de nous faire finir une vingtaine de tableaux des plus tordus avec un chrono très tendu, cardiaques s’abstenir. Le second est le « Double Dash » qui va permettre à deux joueurs de s’affronter via la connexion Wi-Fi de la DS, le but étant de terminer chaque niveau avant son adversaire. Et enfin le troisième s’intitule « Route Race » et utilise parfaitement l’écran tactile de la console. Dans ce mode l’action n’est plus en temps réel. En effet le niveau est accessible dans son ensemble et le joueur doit tracer à l’aide du stylet le chemin que Rockford va suivre. Une fois fait, il suffit de cliquer sur l’icône d’action pour voir le héros s’animer et tenter de résoudre le niveau selon le chemin préétabli. Ce mode est un vrai régal et nécessite une plus grande part de réflexion que l’aventure standard et s’avère être une très bonne alternative entre deux parties.