Test Elite Beat Agents
Ca y'est ! Les agents les plus branchés de la planète sont arrivés aux States ou ils sauvent la journée de plusieurs habitants avec pour seule arme : leur rythme. Après un Oendan au succès mitigé au Japon mais totalement réussi dans le domaine de l'import, les développeurs ont eu l'idée d'une version purement américaine. La voici, fraîchement arrivée des States et notre verdict est sans pitié. Chantez jeunesse !
Même concept, nouveau jeu
Elite Beat Agents est le remake américain de Oendan, ce jeu de musique sensationnel qui n'a pas vraiment défrayé la chronique japonaise, mais qui s'est fait un très joli succès en import. Le concept est repris à la perfection : une histoire est racontée à l'aide de petits comics et celle-ci met en scène un personnage tiraillé par un gros problème. Que ce soit une baby-sitter qui souhaiterait passer un peu plus de temps avec son footballeur de copain ou un chat devant veiller sur le bébé de sa maîtresse… Il y a aussi ce roi du pétrole qui doit reconquérir le cœur de sa cruelle épouse en retrouvant sa richesse d'autrefois ou ce capitaine d'un bateau pirate qui se retrouve seul après une mutinerie de son équipage, bien décidé à leur prouver que les trésors marins existent. Cette palette de personnage n'a qu'une seule solution pour s'en sortir, crier à l'aide ("Help" dans le jeu, remplaçant l'emblématique "Oenddaaannn" japonais). C'est alors que les agents de l'Elite Beat apparaissent, que ce soit en limousine ou sur le dos d'un avion furtif, pour suivre le rythme d'une musique en rapport avec la situation est offrir aux malheureux protagonistes un peu de courage et de chance dans leur quête vers le bonheur. C'est beau, mais c'est surtout complètement délirant.
On retrouve le même gameplay que dans Oendan. Le jeu commence avec quelques ronds à valider en rythme avec le stylet, suivis de boules à suivre sans décrocher et de spirales à faire tourner le plus rapidement possible pour engranger un maximum de points. Les habitués du premier jeu auront d'ailleurs beaucoup de mal à débuter dans de bonnes conditions car habitués aux modes de jeux plus difficiles, le mode Normal sera franchement trop simple. Sans parler du mode Facile que vous risquez de ne jamais effleurer du bout du stylet, même pour finir le jeu à 100%. Ceux n'ayant jamais joué à Oendan découvriront par contre une progression très réussie ou la difficulté augmente sans que l'on s'en rende vraiment compte.
Le rythme dans la peau ?
C'est ainsi que la vingtaine de chansons contenues dans cette petite cartouche sauront vous en donner pour votre argent, puisqu'il faudra les parcourir dans tous les modes de difficulté pour vraiment finir le jeu sans d'ailleurs trouver le temps long. Malheureusement, la playlist américaine est légèrement moins charmante que la japonaise puisqu'elle contient du Avril Lavigne ou du Village People qui, si il peut trouver son public, n'a pas vraiment sa place dans les événements et la progression. Aussi, le fait que ces musiques soient des reprises (les amoureux des Rolling Stones seront déçus de l'apprendre pour le final) joue beaucoup sur la qualité globale du titre. La playlist à donc de gros défauts, mais elle réussi toutefois a être attrayante et certains de ces titres sortent vraiment du lot. Grand nouveauté par contre, comparé à l'alter ego japonais : la présence de titre bonus !
Les Jackson Five seront de la partie dans ces chansons cachées qu'il faudra débloquer en finissant plusieurs sections des différents niveaux de difficulté. Même si certains de ces titres ne sont pas indispensables, ils font gonfler la durée de vie et les débloquer sera un objectif supplémentaire qui devrait plaire à cette catégorie de joueurs qui, sans véritable but, s'ennuie très vite. Aussi, cela devrait aider à atteindre les rangs les plus élevés car comme dans le 1er jeu, certains scores débloquent de nouveaux titres. Le rang ultime demandera énormement de points et de motivation pour être atteint. Mais le résultat et le sentiment de fierté qu'il offre aux joueurs les plus téméraires vaut bien ce sacrifice de temps.
Si vous n'en avez pas encore assez de ce mode solo, pourquoi ne pas jouer au jeu avec un ami ? Avec une seule ou deux cartouche, a vous les affrontements musicaux. Des scénarios inédits ont été crées exclusivement pour le multijoueurs et si les musiques appartiennent déjà au mode solo, les petits comics narratifs sont exclusifs. Encore une fois, le gameplay est assez accrocheur pour rendre ces duels torrides voir carrément nerveux. Reste bien sur qu'il vaut mieux affronter quelqu'un d'un niveau équivalent, sans quoi le jeu n'a plus vraiment d'intérêt.
Que dire de plus sur ce jeu qui n'a pas encore été dit dans ce test ou dans celui de Oendan ? L'ambiance y est toujours excellente et même si elle est désormais plus américanisée et clichée, elle reste amusante. Au niveau des petites corrections et améliorations, notons que l'on peut désormais passer l'introduction d'une musique pour en arriver directement aux phases de jeu, une option qui manquait terriblement dans la version japonaise (ceux qui ont essayés plusieurs dizaines de fois le niveau final s'en souviennent !). Aussi, la sélection des niveaux est désormais en 3D. Mais si la technique s'est un peu améliorée, on regrette tout de même une playlist japonaise admirablement bien choisie et un univers moins cliché, plus décalé. Paradoxalement, c'est exactement ce qu'ont du reprocher les japonais à Oendan. Tout est une question de culture !