Test La Coccinelle : Choupette à la Rescousse !
Non, vous ne rêvez pas, Choupette est de retour dans un jeu entièrement dédié à la Nintendo DS. Au programme, des courses survitaminées, plusieurs modes de jeu et un véhicule principal très charismatique. En tous les cas, au cinéma. Qu'en sera-t-il une fois la cartouche insérée dans la jolie console ? La réponse est dans ce test nostalgique…
Mieux qu'un Transformers… Choupette
Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne connaissent qu'à travers un film sympathique, mais sans plus, avec Lindsay Lohan en premier plan. Je vous parle d'un temps où Disney faisait rêver des familles entières avec des films pleins de clichés mais surtout très inventifs et incroyablement surréalistes. Une coccinelle qui a des sentiments, en voilà quelque chose d'original ! La belle nous en a fait voir de toutes les couleurs après plusieurs films très inégaux mais tous emprunts d'un certain esprit malicieux et enfantin qui manque cruellement dans les productions d'aujourd'hui.
Retrouver Choupette, son petit nom français dans les films, est un véritable bonheur. Surtout dans le monde du jeu vidéo où elle n'a pratiquement jamais mis les roues ! Forcément, ce n'est pas une grande révélation, nous avons ici à faire à un jeu de course. Mélange particulier d'un Mario Kart pour ses idées délirantes et d'un Asphalt Urban GT pour une chose très importante pour ce genre de jeu : le gameplay.
Celui-ci est très simple et combine ce qui se fait de mieux dans le genre. Tout d'abord, faisons un petit tour sur les graphismes qui ne brillent pas par leur incroyable beauté mais restent tout à fait agréables. Surtout quand on sait que ce genre de licences revenues d'outre-tombe sont bien trop vite réalisées d'habitude... Climax a cependant fait un excellent boulot avec le moteur graphique et celui-ci met vraiment en valeur un gameplay très simple.
Celui-ci vous propose une simple accélération avec la touche A, du frein avec la touche B et des dérapages contrôlés dans les virages avec les touches L et R. Rien de plus classique ! Ces dérapages sont d'ailleurs brusques mais plutôt pratiques. Dommage que les freins soient un peu longs à la détente. On aurait aimé un peu plus de vivacité de ce côté là, surtout lors des très mauvaises parties qui nous laissent sur un poteau ou dans le décor, nous obligeant à reculer dans la plus grande des hontes. Mais cela reste très abordable.
Lorsque la piste propose quelques concurrents, un gros défaut vient faire surface : les collisions. Celles-ci sont incroyablement lourdes et ralentissent de façon trop excessive la voiture du joueur. Aussi, lors des "défis" tôle contre tôle librement réalisables, le joueur sera toujours désavantagé. D'accord, Choupette n'est pas très costaude mais tout de même !
Du scénario, ou presque…
En plus des habituels tournois et des libres parties réalisables sur les divers environnements débloqués tout au long du jeu, un mode Scénario est présent. Celui-ci propose de suivre les aventures d'une jeune conductrice qui découvre Choupette et décide de se faire un nom dans le milieu de la course. Voici qui est très inspiré du dernier film ! Avec l'aide de ses amis et de ses parents, elle deviendra un véritable prodige de la route et combattra, au passage, une grande multinationale venue polluer l'environnement. Le message est clair : Disney est bel et bien derrière ce titre.
Nous savons désormais pourquoi Mario Kart n'a pas de scénario : car dans un jeu de voiture, cela est extrêmement inutile et laborieux. Les séquences animées sont rapidement passées et les épreuves se suivent et se ressemblent. Climax a cependant pensé à changer un peu les règles de certains niveaux avec des courses en Contre la Montre mais globalement, cela revient au même. On en reste avec quatre tours à effectuer à l'aide de bonus. Ni plus, ni moins. Des bonus d'ailleurs plutôt originaux…
Pas dans leur globalité car nous retrouvons la célèbre flaque d'huile et autres pneus (carapaces) à lancer sur les ennemis. Mais on y trouve aussi des objets comme la casquette du capitaine qui permet à Choupette de se retourner et de faire un petit bout de la course en automatique et en sens arrière. Complètement dans l'esprit des films. De plus, plusieurs logos 53, célèbre nombre de la Coccinelle, sont parsemés à travers les différents circuits.
Chaque logo glané remplit légèrement une barre de "pouvoir". Une fois remplie, cette jauge fait apparaître un tremplin spécial à un endroit spécifique de la course. Une fois celui-ci atteint par Choupette, la belle voiture se met à faire des cabrioles. C'est ici que l'écran tactile s'active pour le joueur puisqu'il faudra tapoter les deux extrémités de l'écran pour valider un mini-jeu (toujours le même) et effectuer un mouvement spectaculaire. Pour exemple, Choupette n'hésitera pas à prendre un hélicoptère en vol pour tricher de quelques mètres. Assez salvateur !
On regrettera toutefois que ce très sympathique programme soit gâché par sa linéarité et sa répétitivité mais surtout par une difficulté vraiment inexistante. Le jeu est malheureusement réservé aux enfants ! Même si les quelques séquences chronométrées donneront aussi du fil à retordre aux habitués du genre. Dans le rang des mauvaises nouvelles, on peut aussi parler des musiques très agaçantes et de la non présence du très célèbre hymne du film qui collait si bien aux élucubrations de la Coccinelle 53. En contrepartie, il sera possible de débloquer de nouveaux klaxons pour le bolide. Rien de transcendant dans cela mais n’en boudons pas notre plaisir car globalement, le jeu reste tout à fait agréable à parcourir. Cependant, on se demande si sans sa licence, ce titre s'en serait aussi bien sorti au final…