Test MTV Fan Attack
Annoncé en juin dernier par le jeune studio français Le Caillou, MTV Fan Attack débarque sur Nintendo DS avec un concept plutôt original : vous mettre dans la peau d’une rock star pour vivre toutes les péripéties extravagantes et fantaisistes de cette dernière. Mindscape s’est chargé de l’édition d’un titre qui est passé entre nos mains et dont nous vous livrons notre test complet. Véritable hymne vidéoludique à la célébrité ou simple plan marketing douteux ?
Dur dur d’être une star
Qui n’a jamais souhaité être une star ? Les paillettes, les grands hôtels, les fans et plus généralement la gloire, autant de choses qui laissent rêveur. Mais ce que l’on oublie souvent, ce sont les revers du succès comme les groupies qui vous suivent à la trace, les paparazzis qui vous pourchassent ou encore les maîtres d’hôtels incapables de répondre à vos caprices. C’est ce côté plus « trash » de la célébrité que Le Caillou nous propose de découvrir au travers d’une rock star dont on ignore presque tout mais que l’on va apprendre à découvrir tout au long du soft.
Une vie déjantée, c’est réellement ce qui nous attend avec ce Fan Attack puisque dès le départ, il nous est demandé de saccager une chambre d’hôtel suite à une interview qui tourne mal à cause d’une journaliste moqueuse. Voilà exactement le genre de situation qui illustre parfaitement ce à quoi devra s’attendre le joueur dans le soft, plus précisément dans le mode Biographie. Paris, Venise, Londres, Tokyo ou encore Rio de Janeiro ainsi qu’Hollywood et son Walk of Fame, autant de villes avec à la clé, 1 mini-jeu et 4 courses-poursuites par lieu. 35 épreuves au total pour une durée de vie malheureusement moyenne, voire même assez courte. Pire encore, la diversité fait vraiment défaut. En effet, outre les mini-jeux sur lesquels nous reviendrons par la suite, les courses-poursuites de Fan Attack s’enchaînent et se ressemblent inlassablement.
Se jouant exclusivement avec les flèches multidirectionnelles et deux boutons, ces phases de course consistent en fait à faire progresser notre chanteur d’un point A à un point B, avec comme obstacles un lot d’admirateurs (le fan, la groupie et le fan absolu) et d’ennemis (le passant, le méchant, le super méchant et le paparazzi). A ces éléments s’ajoutent des gondoles, des tremplins, des parapluies, des parasols et également divers bonus. On pourra donc éviter un paparazzi en se cachant sous un parapluie, se détacher d’une groupie grâce à une zone de Show ou encore utiliser un tremplin pour accéder à une zone et activer un bonus de rapidité pour fuir le fan absolu. Dans le fond, les seules différences entre les 28 courses se limitent à l’apparence de la ville dans laquelle on se trouve et aux situations cocasses de notre chanteur. Enchaîner les courses-poursuites est donc assez rébarbatif, bien qu’amusant de part les péripéties vécues. Notons que les mini-jeux proposés lors de la découverte d’une ville se retrouvent dans le mode Retrospective pour un accès plus rapide, alors que les bonus débloqués permettront d’habiller sa star dans le mode Top Model.
Libère le Star Power qui sommeille en toi
Les courses-poursuites se limitent donc à déplacer sa star et à appuyer sur deux boutons selon la situation en question. Le gameplay des mini-jeux n’est guère plus reluisant, les mouvements à effectuer au stylet n’allant généralement pas plus loin que ce que l’on connaît déjà. Non, le point fort de ce Fan Attack n’est certainement pas à chercher du côté de la jouabilité mais plutôt dans la mise en situation de l’ensemble. Voler la petite amie d’une vedette ennemie, attirer l’attention des paparazzis à Venise, saccager la totalité d’une chambre d’hôtel, faire un lancer de culottes dans une foule en délire ou encore faire face à des hordes de fans à Tokyo, voilà autant de situations qui sont drôles, entraînantes et originales.
L’ensemble est servi par une esthétique discutable, avec une vue 3D de dessus qui permet d’avoir un regard d’ensemble sur les environnements des courses-poursuites. Certes pratique et adapté au jeu, mais pas très convaincant au niveau de la réalisation. Les cut-scenes, qui servent d’illustrations entre deux périples, se résument quant à elles à un ensemble d’artworks au rendu final efficace. Côté sonore, pour un jeu qui a la prétention de narrer les exploits d’une jeune star de la chanson, on aurait apprécié davantage de diversité musicale. Dommage qu’il n’en soit pas ainsi.