Test MySims Kingdom
Les petits bonshommes de Will Wright, plus particulièrement d’EA depuis quelque temps, reviennent dans une toute nouvelle aventure mignonne avec My Sims 2, intitulé Kingdom. Suite d’un premier opus plutôt réussi sur Nintendo Wii, beaucoup moins sur Nintendo DS, ce My Sims Kingdom saura-t-il se faire original et bien plus prenant que son aîné sur console tactile ?
My Sims DS + un scénario = ?
Tous ceux qui avaient joué à My Sims sur Nintendo DS après s’y être essayés sur Nintendo Wii en sont ressortis frustrés, complètement ébahis par tant de différences. En effet, alors que la version de salon se faisait particulièrement adictive et pleine de fun, la version Nintendo DS était le parfait somnifère pour les jeunes en manque de sommeil. Mais avant tout, refaisons le point sur My Sims pour les nouveaux venus. Ce n’est pas moins qu’une nouvelle et énième franchise tirée des Sims de Will Wright et Maxis, spécialement conçue pour les consoles de Nintendo pour se vendre sur le marché japonais (pari réussi d’ailleurs). Ce My Sims Kingdom aujourd’hui disponible en magasin est une suite dérivée du premier titre. L’originalité ? Le Kingdom du titre, mettant en avant un monde médiéval et un peu de fantaisie dans la vie trépidante des Sims. Seul problème : il n’en est rien sur Nintendo DS.
Aussi honteux que cela puisse être, la version Nintendo DS de My Sims Kingdom reprend les costumes des personnages de la boite mais ne se déroule absolument pas dans un monde médiéval ! On retrouve la même ville que dans le premier jeu que l’on redécouvre après un voyage de quelques jours. On retrouve le maire, certains habitants connus et un professeur fou qui seront les instigateurs d’un scénario principal des plus simples. Un habitant peu scrupuleux s’amuse avec une des dernières créations de ce savant : un aspirateur à essence. Placez un quelconque objet devant cette invention et il se transformera en Essences, sorte de matière première pour des constructions de toute beauté. Ce vilain garnement, après avoir rasé la moitié de la ville, va vous donner bien du fil à retordre. Au début, il faudra reconstruire un maximum de barrières, terrains fleuris et autre sympathiques fontaines pour ensuite faire prospérer des habitations bien plus massives. Plusieurs mini-jeux sont aussi au rendez-vous, souvent repêchés du premier opus : un jeu de tennis par exemple qui n’a pas bougé d’un iota depuis la dernière fois. Cela sent le réchauffé !
Seulement, voilà, le scénario vient tout de même donner un réel intérêt au jeu, malgré sa naïveté et son manque de surprise. Au moins, on sait pourquoi on se donne la peine de jouer, ce qui n’est pas négligeable quand on voit à quel point l’ennui s’installait vite dans le premier jeu. Ici, l’ennui est toujours de mise, mais au moins il se voit quelquefois disparaître au profit de dialogues sympathiques à défaut d’être recherchés.
En panne d’essence ?
Mais revenons quelque peu sur les essences. Ce concept nous vient tout droit du My Sims sur Nintendo Wii qui basait toutes ses constructions et son gameplay sur celles-ci. Il en existe de plusieurs sortes : feu, eau, terre, etc. On se croirait pratiquement dans un jeu de rôle japonais à la recherche de Manas de divers horizons. Sauf qu’ici il faut en collectionner un maximum de chaque type pour pouvoir créer des objets. Sur My Sims Kingdom DS, qui est le premier jeu My Sims portable à accueillir ce système d’essences, la liberté de création est totalement absente. En effet, à l’aide d’une boîte toujours créée par le professeur de la ville, le joueur devra jouer du stylet pour secouer les essences mélangées et ainsi obtenir un objet choisi aléatoirement par la console entre plusieurs choix possibles. Frustrant.
Le jeu consiste alors à se balader dans la ville, à parler à ses voisins et à regarder paisiblement passer les oiseaux (c’est une image, car il n’y en a même pas) tout en récoltant un maximum d’essences et en suivant les directives du professeur, du maire, etc. C’est mieux que le premier épisode, mais niveau fun ce n’est vraiment toujours pas ça, surtout que l’arnaque est bien visible vu le manque total de référence au Kingdom du titre et à la copie conforme de 80% des éléments de My Sims premier du nom. Espérons qu’Electronic Arts arrête de se moquer du joueur sur Nintendo DS et se montre un peu plus respectueux pour proposer un jeu aussi sympathique que les My Sims développés sur Nintendo Wii. S’ils ne sont pas exempts de défauts, ils ont au moins le mérite de divertir... Eux.