Test Osu! Tatakae! Ôendan 2
Plus scrupuleusement appelé Moero! Nekketsu Rhythm Damashii Osu! Tatakae! Ôendan 2, ce second opus musical fait dans le classique. En effet, ici, rien de nouveau, si ce n'est une équipe de sauveteurs concurrents, tous habillés de bleu et au comportement plus qu'étrange. Après un premier opus grandiose et un jeu américain déjà moins étonnant, qu'en sera-t-il de ce Oendan 2 que beaucoup attendaient avec impatience ? La réponse, dans ce test que l'on espère le plus complet possible !
Oeeennnnndannnnnnnnn ! (Bis)
Après un premier opus de grande qualité, surprenant et original, puis une version américanisée nommée Elite Beat Agents toujours aussi généreuse en fun mais un poil moins en nouveautés, voici venu Ouendan 2. De Ouendan premier du nom, le titre ne récupère que le concept et le gameplay. D'Elite Beat Agents, on retrouve les chansons bonus à débloquer dans les modes les plus difficiles et une carte en semi 3D. Comprenez par là que les décors sont en 3D et les personnages en 2D. La sélection des niveaux est du coup bien plus agréable à parcourir.
D’ailleurs, les niveaux sont une nouvelle fois mis en valeur par de la musique très Japonaise. Celle-ci nous avait clairement manqué ! La J-Pop est à l'honneur avec des titres aussi variés que Bambina de Tomoyasu Hotei ou BANG!BANG! Vacance de Smap. On a le droit aussi à un somptueux I Believe d'Ayaka mais pour contrebalancer, à l'insupportable Pop Star de Ken Hirai dont on se demande encore d'où vient le succès.
Même s’il est fort préférable que vous vous dirigiez vers la lecture du test du premier opus pour ce qui concerne le gameplay, étant donné que de ce côté là rien n'a réellement changé, on peut toutefois noter la présence d'une difficulté légèrement plus élevée pour chaque mode. Pas de quoi faire rager les pros, mais assez pour être précisée. Après, le mode Facile n'en reste pas moins totalement ennuyant. Même le mode Normal sera une véritable tare pour les érudits qui connaissent déjà bien le système de jeu et qui le maîtrisent un minimum. Le mieux ? Faire en sorte qu'une connaissance finisse le mode Normal pour pouvoir démarrer le jeu dès le mode hard, doublement plus amusant et respectueux des musiques et de leur rythme.
Globalement, la bande son est un peu moins bonne que celle du premier opus. Moins percutante, moins marquante, la faute à un gros manque de véritables hits qui empêcheront les occidentaux que nous sommes de s'y retrouver bien vite. Néanmoins, les musiques font bien leur travail et tout ce qui faisait le charme du jeu, tous les ingrédients uniques du titre, sont bien présents. Malheureusement et ce n'est pas vraiment un défaut pour les japonais mais plutôt pour ceux qui n’en comprennent pas la langue, les scénarii, habituellement si débiles et simples, sont ici bien plus travaillés. Certaines histoires sont mêmes carrément incompréhensibles ! Ca n'empêche pas le jeu d'être bon mais cela casse un peu l'ambiance et on a du mal à s'adonner au touché musical quand le personnage mis en scène nous est beaucoup moins sympathique. Ce problème est indépendant des développeurs. Autre pays, autre langue…
Heureusement, les autres bonheurs du soft sont bien présents. La musique romantique n'est pas aussi cruelle que celle d'Elite Beat Agents (qui mettait en scène un petit garçon qui perd son père dans un accident de la route !) et elle accompagne merveilleusement bien le destin de cette patineuse artistique qui perd sa meilleure amie après s'être fâchée avec elle. C'est d'ailleurs ici que le "I Believe" d'Ayaka entre en jeu. Terrible ! Enfin, le grand final est une fois de plus assez grandiose avec une chanson au rythme effréné qui rappellera bien de souvenirs à ceux qui, entre deux séries américaines, regardent quelques Dramas Jap puisque nous avons à faire ici avec le thème principal de "Densha Otoko". Les connaisseurs seront aux anges !
Deux équipes valent mieux qu'une seule ?
C'est sûrement ce que ce sont dit les développeurs qui pour principale nouveauté nous offrent deux couleurs d'équipe. En effet, en plus des sympathiques hommes en noirs débarquent maintenant les concurrents : les hommes en bleu. Plus calmes, plus sereins, moins rentre-dedans, ceux-ci n'en sont pas pour autant moins efficaces et ce sera une véritable bataille de chorégraphie qui sera livrée tout au long de votre progression. Jusqu'au final où, forcément, les deux camps s'allieront pour sauver l'humanité. Que c'est beau ! Plus spécifiquement, la présence des deux camps n'apporte strictement aucun changement au gameplay, aux menus ou à quoi que ce soit dans le jeu. Bluffant qu'un développeur puisse autant sous-exploiter une telle originalité, qui plus est très facile à mettre en place. Trop honnêtes, les petits gars de chez Inis ? Pas sûr vu que les premiers chiffres de ventes de ce second opus sur l'archipel nippon ont tendance à nous faire comprendre que le soft était surtout développé pour rattraper le flop d'un premier opus qui n'a fait sa popularité que bien plus tard. Trop tard diront certains…
Mais alors que la série est désormais bien installée au Japon, il est temps de se mettre au travail et de mettre en place le mot d'ordre, le fil rouge de ce test : Originalité. Parce qu'avec un mode de jeu ou deux supplémentaires au mode solo et à un multijoueur toujours aussi fun mais qui n'apporte pas grand-chose à ceux des précédents titres, la série des Oendan pourrait bien entrer au panthéon des grandes sagas vidéoludiques à ne surtout pas manquer. Et dire que l'on parle ici d'un jeu musical totalement déjanté… Qui l'eut cru ?