Test Pokémon Ranger
Il y a onze ans, Nintendo sortait le premier jeu Pokémon sur Game Boy. Onze ans que des millions de fans s’échinent à compléter leur collection de Pocket Monsters. Et régulièrement voilà qu’une nouvelle édition vient renouveler l’intérêt de la série en se contentant parfois de n’apporter que de minimes changements à une recette éprouvée. Avec Pokémon Ranger, Nintendo tente de donner un vent de fraîcheur à sa licence phare, mais une question se pose encore. Le pari est-il réussi ? C’est ce que nous verrons avec le test ci-dessous.
Un Ranger averti en vaut deux
Chaque nouveau jeu est sujet à la découverte d’une nouvelle région du monde des Pokémon. Cet opus ne déroge pas à la règle puisque vous devrez exercer vos talents de Ranger à Fiore. Et oui, il n’est pas question de dresseur ici, mais d’un tout nouveau travail. La différence entre les deux est de taille puisque le nom de Ranger est attribué aux personnes chargées de la protection de l’environnement des Pokémon, les aidant entre autres à retourner dans leur habitat d’origine ci ceux-ci se perdent. Ils doivent également intervenir pour les apaiser s’ils deviennent menaçant pour la population. Dans cet épisode vous commencez donc l’aventure par une rencontre avec Spenser, Ranger en chef de Printiville. Il va vous apprendre les bases du métier, c'est-à-dire comment utiliser votre Capstick et mettre les pouvoirs des Pokémon à votre service. Puis il vous enverra en patrouille pour votre première mission. C’est lors de celle-ci que la team Go-Rock fera son apparition pour dérober le Super Capstick dans le but d’asservir les deux cents et plus Pokémon disponibles pour finalement les utiliser à leur bénéfice. Sa recherche devient donc le fil conducteur de l’aventure qui vous conduira dans toute la région de Fiore.
Graphiquement le titre reste dans la lignée de ses prédécesseurs en n’apportant aucun changement radical. On évolue donc dans des environnements 2D colorés et bien détaillés. Les sprites sont de taille conséquente et un soin tout particulier y a été apporté. Les Pokémon sont tous identifiables sans problème ce qui est appréciable lors de la recherche d’un type particulier. Mais le tableau est loin d’être idyllique puisque lors des phases de capture, les environnements sont un peu trop simplistes et laissent un petit goût d’inachevé. L’ambiance sonore est correcte, les musiques n’étant ni entêtantes ni particulièrement travaillées, quant aux bruitages, ils collent bien aux différentes actions. Vous l’aurez compris, ce nouvel opus se base plutôt sur un renouveau du gameplay.
Oh mon beau stylet !
Nintendo a bien fait les choses sur sa portable double écran puisque le jeu est entièrement jouable au stylet. Des déplacements, aux fouilles en passant par les combats ou même la quête d’informations, tout est instinctif et d’une facilité déconcertante. Pour une fois il n’est même pas obligatoire de se trouver devant un personnage pour entamer la discussion, cliquer dessus suffit. Cela apporte une souplesse et une fluidité non négligeables à nos recherches en ville. Mais la grande nouveauté réside dans le style des combats. En effet c’est notre dextérité sur l’écran tactile qui va s’avérer primordiale lors de ces phases.
Le Pokémon cible apparaît sur l’écran du bas en bougeant au gré de ses envies. Il faut alors tracer des cercles autour de celui-ci à l’aide du stylet. Lorsque le joueur réussit à l’entourer une première fois, un chiffre apparaît au dessus de l’animal pour lui donner le nombre de cercles à faire successivement avant d’effectivement le capturer. Expliqué comme cela le défi ne semble pas être bien difficile, mais la réalité est tout autre. En effet, les cercles doivent être faits à la suite or le Pokémon ne reste pas immobile. Il bouge et si par mégarde il croise la route du trait que vous êtes en train de tracer, ce dernier se brise et le compteur est remis à zéro. Ce qui vous oblige à tout recommencer depuis le début. De plus, certains Pokémon n’hésiteront pas à lancer une attaque sur le cercle, le brisant immédiatement et baissant l’énergie du Capstick. Une fois la réserve réduite à zéro, le Game Over s’affiche.
Capture réussie ?
Après une capture réussie, le joueur reçoit de l’expérience qui permettra d’augmenter les capacités de son Capstick. Le Pokémon se joint également au joueur et reste à ses côtés. Au début de l’aventure leur quantité est limitée à cinq puis va progressivement augmenter au fur et à mesure que l’on progresse. Ses compagnons peuvent être utilisés de deux manières. Soit pendant les combats en aidant à la capture d’un congénère grâce à leurs capacités de combat, soit lors de l’aventure en agissant sur l’environnement. Par exemple, les Pokémon de type eau auront tendance à produire une bulle d’eau immobilisant l’ennemi lors d’une phase de combat ou aideront à éteindre un incendie lors de la phase d’aventure. Une fois le pouvoir du petit monstre utilisé, le Ranger lui rend sa liberté. Le joueur devra donc gérer au mieux son équipe et devra être capable de trouver le bon Pokémon afin de résoudre les mini-énigmes et de l’aider contre un adversaire plutôt coriace.
Pour finir sur ce point, le héros sera suivi constamment par un Posipi ou un Négapi (selon son sexe, fille ou garçon) qui verra ses pouvoirs augmenter en fonction de l’expérience accumulée. Celui-ci pourra donc les utiliser lors des combats afin d’immobiliser l’ennemi. Son énergie n’étant pas infinie, il faut l’aider à se recharger lors des combats en encerclant l’adversaire au stylet et en s’arrêtant avant la capture. Même si le compteur repart à zéro, notre Négapi (ou Posipi) verra son niveau d’énergie remonter en flèche.