Test Mario & Sonic aux Jeux Olympiques
Mario et Sonic réunis dans un seul et même jeu, voilà le rêve de nombreux joueurs dont les licences respectives ont bercé l’enfance vidéoludique. Les Jeux Olympiques de Beijing 2008 ont été choisis comme théâtre de cet évènement où les équipes de Mario et Sonic s’affrontent avec pour unique but d’être les plus grands sportifs du monde. Un choix judicieux de la part de Sega et Nintendo ? Réponse avec notre test complet.
Team Mario vs. Team Sonic
La première question qui se pose avec ce Mario & Sonic aux Jeux Olympiques, c’est si on a bien à faire à un party-game ou à un jeu de sport. Sur la forme on serait tenté de dire que le côté sportif l’emporte haut la main avec les 20 épreuves proposées par le jeu (100m, saut en longueur, 110m haies, triple saut, lancer de marteau ou de javelot, trampoline, skeet, épée en individuel, saut de cheval et bien d’autres) sans compter les épreuves Rêves sur lesquelles nous reviendrons par la suite. Sur le fond, le gameplay tend indéniablement vers le party-game, le titre casual prend alors toute son ampleur et nous démontre que n’importe qui capable d’empoigner une Wiimote et un Nunchuk peut devenir un challenger. Pour se faire il faudra choisir un protagoniste parmi les 16 proposés, 8 tirés de chaque univers. Luigi ou Tails, Princesse Peach ou Amy, Wario ou Vector, Mario ou Sonic, pas de jaloux, tout le monde y trouvera son compte. Attention cependant, chacun des personnages dispose de caractéristiques propres et il sera judicieux d’utiliser les capacités d’un tel ou d’un tel pour disputer une épreuve ou une autre. Vos propres Mii sont également utilisables, une manière fort sympathique de se confronter aux héros admirés.
Le soft se décompose en 3 modes de jeu. Match Simple vous fera tout simplement participer à une épreuve particulière. Circuit proposera une série d’épreuves dont il faudra sortir vainqueur en accumulant les bons résultats. Enfin, Mission imposera des challenges indispensables pour débloquer les bonus du jeu. Du classique certes, mais néanmoins efficace. Quelque soit le mode de jeu choisi, il ne sera pas toujours aisé de battre ses adversaires gérés par l’IA. Une impression qui va de paire avec la qualité des épreuves proposées, tantôt appréciable (trampoline, tir à l’arc, lancer de marteau…) ou assez discutable (ping-pong, escrime). Les Epreuves Rêves quant à elles sont à l’image du reste du contenu : de qualité inégale. Si le 400m Rêve se déguste, avec ses allures de Mario Kart-like dans lequel des bonus viennent agrémenter la course, et que la plate-forme Rêve a le mérite d’être la seule épreuve inédite, que dire du ping-pong Rêve et de l’escrime Rêve qui ne sont au final que de pâles copies légèrement plus funs que les challenges originaux. Un contenu en quelque sorte en demi-teinte qui est autant apprécié que blâmé, même si heureusement le jeu à 4 joueurs vient améliorer l’ensemble. Diablement plus fun, il arrive à nous faire oublier une intelligence artificielle inégale car bien mal dosée. Sur ce point c’est une réussite : Mario & Sonic aux Jeux Olympiques est assurément un titre à proposer lors des soirées entre amis.
Fort comme un plombier et agile comme un hérisson ?
Le gameplay du titre est à l’image des épreuves qu’il propose. La jouabilité est bien agencée pour des épreuves telles que le trampoline, le tir à l’arc ou encore les épreuves de natation, mais elle devient plus rébarbative lors des épreuves de course, puis délicate, voire même ridicule, lorsqu’il s’agit des épreuves de saut, du ping-pong et de l’escrime. Mention spéciale à la manipulation du « soulevé de Wiimote » incroyablement imprécise puisque seulement dépendante du hasard. Le ping-pong quant à lui a fort à faire si on le compare à un certain Table Tennis. Enfin, l’escrime ne consiste en fait qu’à agiter sa Wiimote vers l’écran de manière bourrine et non réfléchie, ce qui enlève tout le charme de l’épreuve. La faute sûrement à des explications floues qui omettent certains détails.
Mais Mario & Sonic aux Jeux Olympiques c’est surtout un ensemble d’épreuves réussies qui mettront à mal vos avant-bras et donneront tout son sens au titre de Sega. Outre les épreuves de course qui apporteront leur lot de courbatures et de fous rires en multijoueur, on aime le trampoline et son QTE (consistant à appuyer sur des touches précises à un moment donné), on accroche au challenge ardu du skeet (épreuve de tir au pigeon) et du tir à l’arc, tout comme on apprécie la natation qui réserve de sacrées surprises, surtout en relais 4x100m libre. Le challenge est donc bien présent et même si les records s’enchaînent assez vite (on surpasse sans mal les records officiels des JO), il y aura toujours un lot d’épreuves dans lequel l’I.A. vous donnera du fil à retordre. Quant au mode Expert, une préparation physique préalable des bras est particulièrement conseillée. La possibilité d’exporter ses records en ligne et de consulter les performances des autres joueurs est un plus qui en motivera plus d’un pour augmenter son propre score.
Une réalisation olympique ?
Quelques lignes suffisent pour la description technique du jeu. D’un point de vue esthétique, Mario & Sonic aux Jeux Olympiques est globalement correct. Propre comme un titre Mario et fluide comme un jeu de la saga Sonic, le soft arrive à nous convaincre sans forcément nous surprendre. Les animations sont agréables et la bonne ambiance qui habille les stades suffit à rendre l’ensemble plaisant. En revanche, la version française du titre est tout simplement futile, du point de vue sonore en tout cas, alors que les musiques reprennent sans mal des thèmes dignes des deux sagas afin de ravir les fans de Nintendo et de Sega. Notons pour conclure la présence d’une Galerie qui mettra à l’épreuve vos connaissances sur le domaine des Jeux Olympiques via 5 quizz différents.