Test Harry Potter et l’Ordre du Phénix
Un nouvel opus cinématographique d’Harry Potter est synonyme de nouveau volet vidéo-ludique. Harry Potter et l’Ordre du Phoenix, en salle depuis le 11 juillet, n’échappe donc pas à la règle et s’est présenté sur à peu près tous les supports actuels. C’est la version Wii du titre d’Electronc Arts qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui et qui fait l’objet du test ci-dessous. La recette est elle assez magique pour ce premier essai sur Wii ou fait-elle l’objet d’un malheureux coup du sort ?
Dans les griffes du Phoenix
L’été s’achève pour Harry Potter et les autres élèves de Poudlard, le temps est venu de reprendre les cours, d’améliorer ses performances et d’approfondir son apprentissage. Cependant Harry reste tourmenté par le retour de Lord Voldemort et ses tentatives désespérées pour mettre en garde son entourage n’ont réussi qu’à lui donner un statut de langue de bois au sein de l’école de Poudlard. La venue d’un nouveau professeur, Dolores Ombrage, ne fait qu’envenimer la situation puisque cette dernière est en réalité aux ordres du Ministère De La Magie dans le seul but de faire passer Harry pour un simple menteur et ainsi préserver l’ordre et la joie de vivre dans un monde pourtant réellement en danger. Désirant plus que jamais reprendre le contrôle de la situation, le jeune sorcier et ses fidèles amis Ron et Hermione comptent bien faire éclater la vérité.
L’Ordre du Phoenix reprend ainsi la trame du film en tentant de donner une dynamique plus importante que celle du livre qui, pour de nombreux fans, demeure certes intéressant quant à l’attention portée sur le personnage d’Harry mais reste pauvre en péripéties. D’un point de vue vidéo-ludique, ce nouvel opus d’Harry Potter devait faire preuve de nouveautés pour surprendre et rendre le scénario plaisant à vivre. De ce fait, les développeurs d’Electronic Arts ont logiquement mis de côté la linéarité si caractéristique des précédents opus pour nous plonger en plein cœur de l’univers de Poudlard. Un univers d’ailleurs assez vaste, caractérisé par des temps de chargements minimes et une liberté de jeu assez importante. Se rendre où l’on veut quand on le désire n’est pourtant pas l’objet des nombreuses quêtes qui se proposeront à vous. Harry cherchera tout d’abord à convaincre son petit monde et regrouper un maximum de personnes pour dresser l’armée de Dumbledore. Entre recherche de livres, d’ingrédients magiques et recueille de renseignements, on se contente de parcourir Poudlard dans ses moindres recoins dans une monotonie malheureusement grandissante tant l’intérêt de ces fameuses quêtes montre rapidement ses limites. Pour se repérer dans les lieux, la Carte du Maraudeur sera toujours à votre disposition et permettra même de vous guider en toute simplicité dans un lieu ou vers un personnage en particulier. Vous n’aurez ainsi plus qu’à suivre les traces de pas vous précédent. Harry Potter et l’Ordre du Phoenix facilite grandement la progression du joueur et ce n’est pas la seconde moitié du jeu, qui consistera notamment à rendre la vie difficile à Dolores Ombrage, qui pourrait contredire cette impression.
Harry : le roi de la Wiimote ?
Manier sa Wiimote comme Harry pourrait guider sa baguette magique, voici comment les fans d’Harry Potter envisageaient cet opus Wii de L’Ordre du Phoenix. Certes l’idée est là mais le soft accuse assez rapidement son statut de jeu multi-supports. On se rend vite compte que de se prendre pour un sorcier en herbe n’a rien d’évident. Le plus frustrant réside dans le fait que le joueur a beau effectuer scrupuleusement la manœuvre demandée, le résultat à l’écran est trop aléatoire voire même nul. S’acharner sur un « Incendio » pour allumer une torche qui ne veut décidemment pas prendre feu et ce malgré un respect total du mouvement de la Wiimote, voilà l’exemple de manque de perfection d’un gameplay qui déçoit rapidement. Dommage, surtout lorsque l’on se rend compte ô combien il est agréable d’exécuter un sort lorsqu’aucun obstacle ne se dresse devant nous. Effectuer un mouvement du bras qui se conclu par un geste vif pour projeter une personne, lever un objet, faire apparaître un bouclier de protection ou encore réparer un objet, on assimile assez vite les actions à faire grâce à un tutorial et des conseils toujours présents. Le jeu dispose donc des outils qui pourraient le rendre plus attractif mais le joueur ne peut, malgré lui, profiter de ces éléments de gameplay et se laisse gagner par la frustration et l’ennui. Si par ailleurs nous évoquons une caméra vraiment capricieuse, beaucoup baisseront rapidement les bras devant les difficultés rencontrées.
Un sorcier qui a du charme ?
D’un point de vue technique, on apprécie grandement les chargements minimes qui séparent les différentes salles de Poudlard, la plupart du temps de jeu nous obligeant à courir à droite à gauche de l’école. Les fans seront également ravis de pouvoir se promener librement dans ce lieu mythique tout comme ils prendront du plaisir à y dénicher les nombreux secrets. Les développeurs ont fait de Poudlard un vrai nid de secrets en tous genres dont les plus fervents joueurs passeront plusieurs heures à découvrir afin de débloquer bonus et autres surprises. On apprécie également l’idée d’augmenter le pouvoir de ses sorts à chaque quête terminée, donnant ainsi un peu plus d’intérêt à nos actions même si la monotonie reprend vite sa place.
Sur le plan graphique c’est encore une fois un bilan mitigé. Cette version Wii propose certes de belles cinématiques et une quasi-absence de temps de chargements, mais les décors restent bien trop moyens voire même médiocres pour totalement convaincre. Fort heureusement, Poudlard et ses salles mythiques sont reconnaissables et les fans s’en contenteront. Les personnages laissent quant à eux un goût amer dans leurs animations. D’une rigidité à faire danser un mort et un visage qui ne montre absolument aucune expression, Harry Potter et l’Ordre du Phoenix se contente d’être graphiquement acceptable sans surprendre son monde, dommage.