Test Samba de Amigo
Les maracas à la main, remplacées par le duo Wiimote et Nunchuk, les nostalgiques de cette bonne vieille Dreamcast de Sega on hâte de se remettre à danser frénétiquement devant leur écran sur des rythmes de salsa endiablés ? C’est pour cette bonne raison que Samba de Amigo fait son grand retour sur Nintendo Wii. Croisons les doigts pour qu’il soit toujours aussi amusant !
Se déhancher sur la Macarena...
Ceux qui n’ont jamais joué à Samba de Amigo sur Dreamcast ne peuvent pas savoir quel plaisir il y a à jouer des maracas devant son écran de télévision sans avoir peur de passer pour un drôle d’hurluberlu. Aujourd’hui, les enfants comme les parents peuvent se remettre à la salsa de salon avec Samba de Amigo sur Nintendo Wii ! On troque les maracas contre la Wiimote et le Nunchuk et c’est parti pour la fête. Un mode carrière tout d’abord s’offre aux joueurs avides de débloquer un bon nombre de jolies surprises telles que des musiques, des bruits de mouvements de danse et autres sympathiques scintillements de secousses de maracas. Ce mode carrière est divisé en plusieurs modes de difficulté et proposera plusieurs défis comportant chacun entre trois et une demi-douzaine de chansons à terminer. C’est ici que les nouveaux venus découvrent le jeu qui se résume en quelques lignes...
Un écran nous montre une jolie fête très colorée. En surimpression, une interface comportant six gros points se met sur le devant de la scène. Des orbes de couleurs vont sortir du milieu de ces points pour atteindre les cibles et ainsi donner le rythme et la position à effectuer avec son Nunchuk et sa Wiimote. Il faut donc enchaîner la validation d’orbes, tenir une position lorsqu’on vous le demande ou secouer frénétiquement les maracas dans la direction demandée pour glaner des points et grossir sa jauge de réussite. Malheureusement, la détection des mouvements est vraiment loin de faire l’unanimité ! On a beau parcourir une bonne dizaine de fois le menu de calibrage, essayer de mieux se positionner ou se forcer à la contorsion dans tous les sens et tous les mouvements, le jeu ne nous renvoie jamais la balle de façon correcte. Mouvement non détecté, validé trop tôt ou trop tard, validé sur une autre position... Les erreurs sont vraiment variées et même si elles sont gérables vu qu’elles n’envahissent souvent pas la totalité des points d’action (souvent, il ne s’agit que d’une seule direction défaillante en fonction des mouvements du joueur), les niveaux les plus difficiles en deviennent littéralement infranchissables. Sans parler de la notion de score, forcément totalement faussée ici. Tant pis pour la sympathique option des scores en ligne.
Du neuf avec du vieux ?
Samba de Amigo, en plus d’un mode carrière assez complet, propose plusieurs options de jeu. Du multijoueur tout d’abord, ce qui ne manquera pas d’animer les folles soirées d’hiver en famille, mais aussi un mode Original proposant de choisir ses musiques sur une roue de sélection comme dans tout bon jeu d’arcade musical qui se respecte. On retrouve aussi quelques mini-jeux : de l’extermination de Pinata, du Voley-Ball, un Simon, des modes très rudimentaires qui ne devraient vraiment pas faire rugir les foules de plaisir. On se repliera plutôt vers le mode typiquement destiné aux demoiselles qui demande au joueur d’enchaîner les bons points et les niveaux pour augmenter sa jauge d’amour et ainsi prouver à l’élu de son cœur qu’on l’aime via un Samba de Amigo très décalé avec l’univers des robes blanches et des colombes. Les développeurs s’en sont donnés à cœur joie.
Samba de Amigo réussit quelque peu son pari au niveau amusement et fun procuré auprès du grand public, mais il ne manquera pas de sérieusement frustrer les vieux de la vieille qui adoraient le premier opus Dreamcast. Aussi, les Hardocre-Gamers et amateurs de comparaisons de scores ne trouveront ici qu’un bon moyen de s’arracher les cheveux sans passer par le rayon tondeuse de leur grande surface préférée. Bref, Samba de Amigo passe de jeu de niche à jeu grand public avec plus de contenu, mais moins de précision. Drôle de cahier des charges...